Analyse Technique et Conseils Boursiers

Bilan du mois d'août

Performance des indices

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Le mois d’août a été marqué par des résultats disparates sur les indices boursiers. Les performances vont de -8.8% à +5.71%.

Les Etats-Unis sont les leaders incontestés de ce mois d’août en occupant les trois premières places. Le Nasdaq Composite affiche une performance en nette progression +5.7% contre +2.2% le mois dernier. Le S&P500 affiche une belle progression de +3% et le Dow Jones 30 ferme le podium sur une hausse de +2.2%. Le Nikkei est le seul indice hors US à afficher une performance positive avec un gain de +1.4%. Les deux indices phares chinois, à savoir l’indice Hong Kong Hang Seng et le Shanghai Shenzhen sont respectivement à -2.4% et -5.2%.

Sur le continent européen, les indices sont, sans exception, dans le rouge. Au rang des mauvais élèves, le FTSE MIB se distingue avec une perte significative de -8.8%. Les tensions sur les taux italiens à 10 ans traduisent une inquiétude palpable des marchés sur la capacité du gouvernement italien à redresser le pays, sanctionnant ainsi l’indice. La performance des autres places boursières européennes est en net déclin par rapport au mois précédent, comme l’atteste l’Euro Stoxx 50 dont la perte s’élève à -3.8%. Malgré une perte de -1.9%, le CAC40 fait de la résistance en surperformant ses homologues européens.

Performance des secteurs

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Les indices sectoriels ont majoritairement baissé ce mois-ci. Trois quarts d’entre eux témoignent d’une performance négative.

Le secteur des médias affiche la meilleure performance avec un gain de 1.8%, suivi de près par les services financiers.

Le milieu de tableau est, quant à lui, composé d’indices sectoriels allant de -2% à 0% dont la majorité ne dégage aucune tendance.

Au chapitre des déceptions, quatre secteurs se distinguent tout particulièrement : le secteur automobile, les ressources de bases, les télécoms, et les bancaires qui plongent d’au moins 5%. Concernant ce dernier, sa baisse significative de -8.1% est étroitement liée à la chute conséquente de Santander, deuxième plus grosse capitalisation de l’indice, tirant le secteur vers le bas. La chute de la livre turque est le principal événement ayant frappé le secteur bancaire. L’exposition des banques européennes à la devise turque est la cause de ce net repli.

L'économie américaine

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Outre-Atlantique, les différents PMI déçoivent après leur reprise du mois précédent. Le PMI manufacturier est en perte de vitesse pour le mois de juillet en baissant de 60,2 à 58,1. Cette contre-performance est imputable à ses sous-indices de l'activité et de l'emploi qui accusent une forte baisse. Tendance encore plus forte pour le PMI non manufacturier qui passe de 59,1 à 55,7. Les deux indicateurs sont également en deçà du consensus. La prochaine publication du PMI manufacturier aura lieu le quatre septembre, elle est prévue à 59,4. Le non manufacturier sera lui publié deux jours plus tard avec un consensus à 56.

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En baisse par rapport aux attentes (193 000), les créations d’emplois ont été publiées à 157 000 pour le mois de juillet. Estimées à 187 000 pour le mois d'août, elles seront publiées le 7 septembre.
Conformément à une création d’emploi décevante, le taux de chômage est en légère hausse de 0.1% pour le mois de juillet passant de 3.8% à 3.9%. La publication du mois d'août est attendue, elle aussi, le 7 septembre, avec une prévision stable à 3.9%.

L'économie européenne

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En zone euro, le PMI composite est en augmentation de 0.5 points mais les sous-indices le composant évoluent en ordre dispersé.

Le PMI manufacturier a très légèrement baissé de 55,1 à 55 points inversement au PMI des services en hausse de 54,2 à 55 points.

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Au niveau des indices de confiance pour le mois d'août, le sentiment économique poursuit sa lente chute, passant de 112,1 points à 111,6 points. L’indice de confiance du consommateur subit, quant à lui, une baisse bien plus nette de -0,5 à -1,9 points.

GBP-USD, Quotidien

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Sur le marché des devises, l’euro dollar fait du surplace à 1.1620. La tendance était pourtant mouvementée ce mois-ci. Après avoir perdu environ 3% sur les 15 premiers jours, elle a presque entièrement repris sa valeur. La livre britannique baisse modérément par rapport au dollar mais elle a connu les mêmes agitations au cours du mois. La devise se situe juste sous le niveau des 1.30$. Le dollar inscrit ce mois-ci une nouvelle baisse de -0,76% par rapport au yen, défavorisant ainsi les exportations japonaises. Le dollar-suisse est en nette baisse, et abandonne -3,25%.

Du côté des matières premières énergétiques, les membres de l’OPEP et la Russie annoncent la mise en place d’une charte qui sera adoptée d’ici la fin de l’année. Elle renforcera la coopération de l’OPEP et de la Russie à travers de nouvelles actions conjointes. La maîtrise de la production du baril de Brent encourage l’envolée des cours pour atteindre le seuil des 77,47$. Le WTI est, bien entendu lui aussi en hausse, profitant de sa corrélation avec le Brent pour s’installer juste en-dessous des 70$.

Sur les matières premières agricoles, le blé a fortement chuté après la hausse du mois dernier avec une baisse de -7,04% à 508$. Le cacao a fortement rebondi pour atteindre les 2336$ soit +12,85%.

Pour finir, le marché des métaux est encore en baisse ce mois-ci. Le cuivre a vu ses cours baisser de -3,45% à 6062.50$. L’or suit la tendance générale avec une variation de -1,44% pour s’établir au niveau des 1200$. L’argent résiste moins bien et concède 6,21%.

Conclusion

Au mois d'août, les indices se sont inclinés devant la démonstration de force des indices américains qui s'offrent le luxe d'établir de nouveaux records.  Les résultats décevants des indicateurs américains ont ainsi été balayés d'un revers de main. L'incessante surenchère du président Trump dans la guerre commerciale qui l'oppose à la Chine, les vives tensions entretenues avec l'Iran et la Turquie ne parviennent à entamer le moral des investisseurs.

De l'autre côté de l'atlantique, la vieille dame accuse le coup. Contrairement aux Etats-Unis, les publications économiques en dessous des attentes dépriment les indices européens.

Rien ne donne le signe d’un changement à cette situation étonnante pour le moment. 

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